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LES FIGURES DE STYLE

Les figures de style sont des images que les auteurs utilisent pour donner plus de force à ce qu'ils expriment, ou plus de couleurs. Il en existe de multiples : voici les plus courantes d'entre elles.


LES FIGURES D'ANALOGIE


LA COMPARAISON
Comme son nom l'indique, elle sert à comparer deux éléments. Un outil de comparaison (comme, semblable à, pareil à, tel, ressembler à, s'apparenter à...etc) relie les deux éléments comparés.
Ex : « Son regard est pareil au regard des statues » (P. Verlaine).

LA MÉTAPHORE
La métaphore est une comparaison implicite, c'est-à-dire que l'image est donnée directement, sans le recours à un outil de comparaison.
Ex : « Je vis un pauvre saltimbanque, une ruine d'homme » (C. Baudelaire) → L'homme est comparé implicitement à une ruine.

LA PERSONNIFICATION
La personnification consiste à donner des caractéristiques humaines à un objet, une plante, un animal...
Ex : « Quelques bruyères sèches, chassées par le vent, passaient rapidement et avaient l'air de s'enfuir avec épouvante devant quelque chose qui arrivait. » (V. Hugo)

L'ALLÉGORIE
L'allégorie consiste à donner une représentation concrète d'une idée abstraite.
Ex : La Justice par exemple est souvent représentée par une femme aux yeux bandés ; la mort, par un squelette muni d'une faux...



LES FIGURES D'INSISTANCE


L'ACCUMULATION
Elle consiste en une énumération de termes de même nature grammaticale. Elle peut exprimer le foisonnement, l'abondance mais aussi le désordre, le chaos.
Ex : « Au ciel, au vent, au roc, à la nuit, à la brume, Le sinistre océan jette son noir sanglot » (Hugo)

LA GRADATION
C'est une succession de termes d'intensité croissante (on parle alors de gradation ascendante) ou décroissante (gradation descendante).
Ex : « Je me meurs, je suis mort, je suis enterré. » (Molière)

L'ANAPHORE
L'anaphore consiste en la répétition d'un même terme ou d'une même expression en début de phrase, de proposition, de paragraphe ou de strophe.
Ex : « Il y a des petits ponts épatants
Il y a mon cœur qui bat pour toi
Il y a une femme triste sur la route » (Apollinaire)




LES FIGURES DE SUBSTITUTION


LA MÉTONYMIE
La métonymie consiste à désigner une personne ou un objet par quelque chose qui la/le caractérise.
Ex : « Fer, jadis tant à craindre, et qui, dans cette offense,
M’as servi de parade, et non pas de défense » (Corneille)
→ Le personnage désigne l'épée par la matière dont est faite la lame : le fer.


LA SYNECDOQUE
La synecdoque consiste à désigner une personne ou un objet par une partie de cette personne ou de cet objet. Elle donne parfois un effet de dislocation.
Ex : Des bras s'agitaient dans la foule.

LA PÉRIPHRASE
On parle de périphrase lorsqu'une personne, une entité, une chose... est désignée par une expression qui la représente de manière évidente.
Ex : « La capitale française » ou « la ville Lumière » pour parler de Paris.



LES FIGURES D'OPPOSITION


L'ANTITHÈSE
Elle met en perspective des idées contractoires au sein d'une même phrase, d'un même paragraphe, d'un même texte, voire d'une œuvre toute entière.
Ex : dans le roman de Zola Le Ventre de Paris, l'auteur évoque dans un chapitre entier l'antithèse entre les hommes gras (= opulence, richesse, fatuité) et les maigres (= pauvreté, rejet par les gras).

L'OXYMORE
On parle d'oxymore lorsque deux termes contradictoires sont associés dans une même expression.
Ex : « Cette petite grande âme » V. Hugo.



LES FIGURES DE CONSTRUCTION


LE PARALLÉLISME
On parle de parallélisme lorsqu'un auteur fait se succéder deux propositions ou deux phrases structurées exactement de la même manière. Ce procédé crée un effet de miroir ou d'opposition.
Ex : « Quand l'oeil voit noir, l'esprit voit trouble. » (V. Hugo)

LE CHIASME
Le chiasme consiste en une construction syntaxique en forme de croix : la seconde partie d'une phrase ou d'un groupe syntaxique fait écho à la première/au premier mais l'ordre des mots est inversé.
Ex : Des cadavres dessous et dessus des fantômes. (V. Hugo).



LES FIGURES D'AMPLIFICATION OU D'ATTÉNUATION


L'HYPERBOLE
On parle d'hyperbole lorsqu'un propos est volontairement grossi, exagéré. Les figures d'insistance (la gradation, l'anaphore, l'accumulation...) peuvent parfois se mettre au service de l'hyperbole.
Ex : « Rien n'était si beau, si leste, si brillant, si bien ordonné que les deux armées. » (Voltaire)

LA LITOTE
La litote est une manière de suggérer le plus en disant le moins. En d'autres termes, on énonce une vérité sous une forme atténuée mais l'effet est paradoxalement de donner plus de force à nos propos.
Ex : Il n'est plus de ce monde. → L'idée de mort est évoquée de manière détournée, atténuée, mais l'émotion n'en ressort que de manière plus intense.

L'EUPHÉMISME
Contrairement à la litote, l'euphémisme a pour but d'atténuer la portée d'une réalité violente ou déplaisante. On l'utilise beaucoup dans le langage courant.
Ex : Les personnes du troisième âge → On emploie souvent cette expression pour éviter de parler de vieilles personnes.

L'ANTIPHRASE
L'antiphrase est une figure liée à l'ironie et à l'euphémisme. Elle consiste à énoncer un propos tout en laissant entendre l'inverse de ce qui est dit.
Ex : C'est du joli !



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