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LES PROPOSITIONS SUBORDONNÉES


LA PROPOSITION SUBORDONNÉE RELATIVE (PSR)

La proposition subordonnée relative (PSR) se rattache à un nom de la proposition principale au moyen d'un pronom relatif (qui, que, quoi, dont, où, lequel, auquel, duquel...).

Exemples :
proposition subordonnee relative


Pour repérer le début d'une PSR, il suffit donc de trouver le pronom relatif. En revanche, il faut être vigilant lorsqu'on veut la délimiter car elle peut prendre place au milieu d'une proposition principale.

Exemple : La maison que j'ai repérée est en haut d'une colline. (la PSR (surlignée dans l'exemple) se glisse au milieu de la principale qui est « la maison est en haut d'une colline »).

La PSR est une expansion du nom, c'est-à-dire que son rôle est de donner des informations supplémentaires, des précisions sur le nom en question, au même titre qu'un adjectif. Elle n'est donc, en règle générale, pas indispensable à la phrase : en d'autres termes, si on la supprimait, la phrase serait encore cohérente.
Le nom auquel elle se raccroche est appelé antécédent.


LA PROPOSITION SUBORDONNÉE CONJONCTIVE

La proposition subordonnée conjonctive se rattache au verbe de la principale au moyen d'une conjonction de subordination (que, quand, alors que, lorsque, dès que, aussitôt que, comme, si...). .
Il existe plusieurs types de conjonctives :

• La complétive

La subordonnée conjonctive complétive vient compléter le sens de la principale, d'où son nom. Le plus souvent, elle prend la fonction de COD. Elle est souvent introduite par « que » ou « ce que ». Elle est indispensable à la phrase.

Exemples :
proposition subordonnée complétive


• La circonstancielle

Comme son nom l'indique, cette subordonnée a pour fonction d'être complément circonstanciel. Elle peut exprimer le temps, le but, la cause, la conséquence, la condition, la comparaison, la concession...

Exemples :
Dès qu'il aura pris des vacances, il se sentira mieux.
(expression du temps)
Marcus viendra pour que Laurie se sente plus à l'aise. (expression du but)
Il ne regrette pas de s'être couché tôt parce qu'il se sentait trop fatigué. (expression de la cause)

Elle a grimpé sur l'arbre, de sorte qu'elle a pu voir toute la scène d'en haut. (expression de la conséquence)
Lucie a fait comme je lui ai dit. (expression de la comparaison)
Tu perdras ton tempssi tu continues comme ça. (expression de la condition)
Même si Marie s'excusait, il ne lui pardonnerait pas. (expression de la concession)


LA PROPOSITION SUBORDONNÉE INFINITIVE

Il arrive que les relatives, complétives et circonstancielles se présentent sous la forme d'une proposition infinitive (c'est-à-dire une proposition dont le noyau est non pas un verbe conjugué mais un verbe à l'infinitif).

→ à valeur de relative.

Exemple : Lucas regardait les oiseaux s'envoler. (on pourrait remplacer cette phrase par la construction principale + relative suivante : Lucas regardait les oiseaux qui s'envolaient.)

→ à valeur de complétive.

On parle de subordonnée infinitive complétive lorsque le sujet de la principale et de l'infinitive sont les mêmes.

Exemple : Mario pense venir pour Noël. (Les verbes « penser » et « venir » ont le même sujet : Mario. On pourrait dire : Mario pense qu'il viendra pour Noël.)

→ à valeur de circonstancielle.

Comme pour la complétive, on trouve ce cas de figure lorsque la complétive et la principale ont le même sujet.

Exemple : Avant de partir, je rassemble toutes mes affaires. (Le sujet des verbes « partir » et « rassembler » est le même : « il ». On pourrait dire : Avant que je parte, je rassemble toutes mes affaires.)


LA PROPOSITION SUBORDONNÉE PARTICIPIALE

Il arrive également que les relatives et circonstancielles se présentent sous la forme d'une proposition dont le noyau est un participe présent, un gérondif, ou un participe passé.

→ à valeur de relative.

Exemples : Des femmes, hurlant dans le micro, scandaient le même refrain à la foule. (on pourrait remplacer la proposition participiale par la relative qui hurlaient dans le micro.)
Les bracelets, conçus par ce grand couturier étaient très étranges. (on pourrait remplacer la proposition participiale par la relative qui étaient conçus par ce grand couturier.)

→ à valeur de circonstancielle.

On parle de subordonnée infinitive complétive lorsque le sujet de la principale et de l'infinitive sont les mêmes.

Exemples : Tout en marchant, Fanette réfléchissait à son avenir. (valeur de circonstancielle de temps ; on aurait pu dire : Pendant qu'elle marchait, Fanette réfléchissait à son avenir.)
Ses dernières recommandations faites, elle partit tranquille. (valeur de circonstancielle de cause ; on aurait pu dire : Comme elle avait fait ses premières recommandations, elle partit tranquille.)


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